Le billet de Pascal Perrineau - Un "champ de ruines"

Le billet de Pascal Perrineau - Un "champ de ruines"

Jamais, dans aucune campagne électorale précédente, l’élection présidentielle elle-même n’avait autant donné l’impression de vaciller sur ses bases.

En quelques semaines, le « favori », investi d’une confiance peu commune, a découvert les affres du « désamour ». Les candidats qui sont maintenant en lice sont marqués par une étonnante difficulté ou timidité à dessiner un avenir pour le pays.

Les deux candidat(e)s qui, pour l’instant, font la course en tête et donc peuvent prétendre à l’occupation de la fonction suprême, n’ont aujourd’hui pas le début d’une majorité législative claire pour gouverner. Les élections primaires - présentées hier comme une « très bonne idée », porteuse de rénovation, de respiration démocratique et de légitimité forte - ont accouché de candidats affaiblis, l’un par la justice, l’autre par son statut de marginal de son propre camp.

Enfin, l’élection présidentielle qui s’organisait depuis des lustres autour du clivage gauche-droite, semble aujourd’hui être désertée par ces deux familles politiques biséculaires pour être habitée par un conflit entre les « nationaux » et les « cosmopolites » pour reprendre le jargon de la présidente du Front national.

L’élection présidentielle au suffrage universel direct réintroduite par le général de Gaulle en 1962, survivra-t-elle à cette montée des défis en tout genre ? Saura-t-elle se reconstruire sur ce qui peut apparaître aujourd’hui comme un « champ de ruines » ?

Le billet de Pascal Perrineau - Les "petits candidats"

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