Portrait - Paul Fleurance, en marche dans les pas d'Emmanuel Macron

Portrait - Paul Fleurance, en marche dans les pas d'Emmanuel Macron

Émile dresse le portrait de jeunes impliqués dans la campagne présidentielle, étudiants ou diplômés du 27, rue Saint-Guillaume. Cette semaine rencontre avec Paul Fleurance, président de l'association "Sciences Po En Marche".  

Rien ne prédisposait Paul Fleurance à se lancer en politique. « Je m’y intéressais comme n’importe qui, mais je n’étais pas engagé ». « La venue à la politique s’est faite un peu d’un coup », confie le jeune homme de 22 ans. C’est Emmanuel Macron qui l’a fait basculer. « J’appréciais déjà sa personnalité, avant même qu’il lance son mouvement ». Alors, quand l’une de ses connaissances invite Paul à donner un coup de main au local d’En Marche, dès le lendemain de l’annonce officielle de sa création, il accepte avec plaisir.

Une première entrée en matière qui le séduit. Il revient souvent et n’est pas le seul élève de Sciences Po à participer activement au démarrage du mouvement. « On était un groupe d’une vingtaine de Sciences pistes à aider au local, alors on a eu l’idée de monter une structure étudiante au sein de l’école », explique-t-il. Paul est désigné président par les autres membres fondateurs de l’association « Sciences Po En Marche » qui voit le jour à la rentrée 2016. Leur objectif est de relayer l’action du mouvement sur les différents campus de Sciences Po, notamment à travers l’organisation de débats avec des personnalités, telles que l’écrivain Erik Orsenna (conférence prévue en janvier), Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT ou encore Renaud Dutreil, ancien ministre de Jacques Chirac reconverti dans le privé et soutien affiché d’Emmanuel Macron.

Le mouvement semble plaire Rue Saint-Guillaume puisque l’association revendique, en novembre, 175 adhérents. Mais le nombre d’adhésions est au cœur d’une petite polémique. En octobre, un article de L’Obs.fr relayait cet engouement pour Sciences Po En Marche, qualifiant le mouvement de « première force politique à Sciences Po », ce qui avait fait bondir d’autres entités telles que la France Insoumise qui suggérait que l’association politique avait peut-être confondue abonnés à sa newsletter et adhérents. Paul dément : « 175 personnes ont fait la démarche d’adhérer en ligne à Sciences Po En Marche, en plus de l’adhésion au mouvement national ». En revanche, contrairement à d’autres formations politiques, l’adhésion est gratuite, ce qui pourrait expliquer ces chiffres élevés.

Paul a beau être déjà président à 22 ans, il ne se destine pas à une carrière politique. « Comme le dit Emmanuel Macron, il ne faut pas que la politique soit une profession ». Son engagement actuel il le justifie par la « démarche novatrice » de l’ancien ministre de l’Économie - « écouter d’abord, puis construire des propositions » - et par sa capacité à s’attaquer à des « tabous » dont les 35 heures est l’exemple typique, mais aussi la laïcité ou les retraites. Parmi les propositions que Paul apprécie le plus, figurent la fin de la gestion paritaire de l’assurance chômage « qui peut avoir un impact sur le redressement des comptes publics » ou encore la création d’un droit au chômage pour les travailleurs indépendants et les autoentrepreneurs. « Je pense qu’Emmanuel Macron est un des rares hommes politiques à avoir pris la mesure du changement, et ça se concrétise à travers l’action qu’il a pu mener pour la French Tech et le développement de cet écosystème entrepreneurial qui actuellement marche si bien. C’est la preuve qu’il est capable d’appréhender les enjeux du moment. »

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