Portrait - Alix Fourier-Jeu, les valeurs du PCD au cœur de son engagement pour Jean-Frédéric Poisson

Portrait - Alix Fourier-Jeu, les valeurs du PCD au cœur de son engagement pour Jean-Frédéric Poisson

Alix Fourier-Jeu (promo 07), 32 ans, coordonne l’élaboration du projet politique de Jean-Frédéric Poisson, seul candidat de la primaire à ne pas être issu du parti les Républicains. La jeune femme travaille à ses côtés depuis quatre ans en qualité d’attachée parlementaire et depuis quelques mois sur la campagne.

Son engagement pour le parti chrétien-démocrate (PCD) remonte à 2010 et il est le fruit d’une longue réflexion sur son avenir professionnel et sur la société. « J’avais beaucoup d’hésitations sur ce que je voulais faire », confie Alix, qui s’oriente par défaut vers le master Finance & Stratégies de Sciences Po. Son stage de fin d’études achève de la convaincre que ce milieu n’est pas fait pour elle : « Ce sont des métiers qui ont peu de sens, peu de rapport au réel et où la personne humaine n’est pas au centre du système. »

La jeune diplômée prend du recul pendant un an en partant travailler au Maroc, dans un journal local. À son retour, elle se rapproche du parti de Christine Boutin, une femme qui porte « un discours social et économique assez unique à droite » et découvre qu’au PCD « ce n’est pas la valeur marchande des gens qui prévaut ». Pour Alix, l’une des mesures emblématiques est « l’instauration d’un revenu de base ou revenu universel, qui serait versé à tous les citoyens français quel que soit leur statut ou leur niveau de revenu ». Une proposition d’ailleurs reprise par Jean-Frédéric Poisson dans son programme.

Les autres idées du candidat à la primaire qui séduisent son attachée parlementaire ? Le rappel de « notre culture chrétienne », « pour contrer les difficultés actuelles, il faut se réapproprier sa propre culture plutôt que d’en faire table rase », assure la jeune femme. Sur le plan du droit du travail, elle apprécie que la vision de Jean-Frédéric Poisson ne soit pas trop libérale : « Il est contre une vision trop individualiste du travail, par exemple il est en faveur du maintien des accords de branche pour protéger les salariés. »

En tant que président du PCD, Jean-Frédéric Poisson n’a pas eu besoin de récolter des parrainages pour être qualifié à la primaire. Pour Alix, cela n’enlève rien à la légitimité de sa candidature, au contraire. « Nous sommes un peu la caution d’une primaire ouverte, souhaitée par les Républicains. » Assez peu présent dans les médias traditionnels, le candidat, philosophe de formation, trouve en revanche un certain écho sur internet. « Notre nerf de la guerre c’est le web », explique Alix, « envoyer des newsletters et faire campagne sur les réseaux sociaux ça marche très bien ». Mais l’équipe de campagne est assez réduite.

Pour le parti, l’enjeu n’est pas tant de gagner la primaire, que de peser dans les discussions. « Nous sommes conscients que face aux énormes candidats, Jean-Frédéric Poisson ne peut pas gagner, mais par contre il peut peser, exister, faire le meilleur score possible, ce qui nous permettra ensuite d’avoir plus de visibilité et plus de leviers d’action pour les législatives. » L’objectif est donc de conquérir un plus grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale (pour l’instant le seul député PCD est Jean-Frédéric Poisson).

Crédit photo : DR

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