En attendant mai - Députés cherchent Président

En attendant mai - Députés cherchent Président

JASON WIELS, JOURNALISTE À LCP, NOUS LIVRE UNE CHRONIQUE RÉGULIÈRE DE CHOSES LUES ET ENTENDUES SUR LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE. Cette semaine, le sujet au coeur de l'Actualité est le renoncement de François Hollande... 

La nouvelle était redoutée par beaucoup, attendue pour une poignée d’initiés, et certains même la souhaitaient. Pour tous, elle a la même conséquence : la décision prise par François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle laisse les 291 députés du groupe socialiste orphelins.

Sans chef.

La diversité de leurs réactions démontre très bien, a posteriori,  pourquoi le président démissionnaire était à la tête d’une gauche devenue indomptable.

Le très loyal Christophe Caresche trouve la situation à la fois « terrible » et « injuste ». « Le cap qui a été fixée était le bon, et d’ailleurs il commence à produire des effets », mais la « critique permanente » dans les propres rangs du président a rendu « impossible » la valorisation du bilan du quinquennat selon lui.

Pour l’ex ministre de la Culture Aurélie Filippetti, le renoncement était, au contraire, « la seule issue possible ». La députée, feu porte-parole du candidat Hollande en 2012, aurait-elle une seconde imaginé prononcer ces mots il y a cinq ans ?

Ironie suprême, un frondeur convaincu, Pascal Cherki, a déclaré que François Hollande aurait dû y aller : « Seul ce que le peuple avait fait pouvait éventuellement le défaire ». Il l’a d’ailleurs dit au chef de l’État, après avoir combattu quatre ans durant sa ligne économique…

A chaud, la jeune garde a voulu malgré tout y voir quelques raisons d’espérerpour leur camp : « A partir de ce soir, quelque chose de neuf est en train de s’écrire » espérait jeudi soir Olivier Faure, vice-président du groupe PS. « C’est un tournant, une page à écrire pour une nouvelle génération », veut croire dans un tweet Valérie Rabault, première femme rapporteure générale du budget à l’Assemblée.

Ils ont rendez-vous les 22 et 29 janvier à la primaire de la gauche pour l’écrire.

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