Législatives - Ils déjouent les pronostics et conservent leur siège à l’Assemblée

Législatives - Ils déjouent les pronostics et conservent leur siège à l’Assemblée

Malgré la tendance au « dégagisme » observée lors de l'élection présidentielle puis des législatives, quelques ténors politiques ont réussi à garder leur siège à l’Assemblée, mais aussi d’autres personnalités moins médiatiques. Émile dresse le portrait de deux d’entre eux, passés par Sciences Po.

Guillaume Garot – Parti socialiste

Après être timidement arrivé en tête (30,98%) face à la candidate LREM Béatrice Mottier (26,54%) au premier tour des élections législatives en Mayenne, Guillaume Garot s’est finalement imposé lors du second tour avec 61,24% des voix. À 51 ans, le député de la 1ère circonscription de la Mayenne fait ainsi partie des rares socialistes à conserver son siège à l’Assemblée.

Né à Laval en 1966, Guillaume Garot est diplômé de Sciences Po en 1991 après une maîtrise d’histoire à la Sorbonne. Membre du Parti Socialiste depuis ses 19 ans, il commence sa carrière politique auprès de Daniel Vaillant comme directeur de son cabinet à la mairie du 18e arrondissement de Paris, puis comme conseiller à son cabinet au ministère de l’Intérieur. En 2002, il rejoint l’équipe de Bertrand Delanoë, puis devient conseiller politique de Christophe Caresche, adjoint au maire de Paris chargé de la sécurité.

Il poursuit son ascension politique en étant élu conseiller général de la Mayenne en 2004 et en remportant les élections législatives de 2007. Guillaume Garot est alors le premier député de gauche élu en Mayenne dans un scrutin majoritaire, avant de devenir maire de Laval en 2008. 

Désigné comme « valeur montante » du Parlement par les consultants de Séance publique, il est réélu député en 2012. La même année, il est nommé au gouvernement de Jean-Marc Ayrault en tant que ministre délégué à l’Agroalimentaire, et quitte le gouvernement à l'arrivée de Manuel Valls en 2014.

Particulièrement engagé sur son territoire, il est élu conseiller départemental du canton de Laval-Est en mars 2015 et à nouveau député en juin 2017. Un ancrage territorial qui l’a sûrement aidé à se maintenir à l’Assemblée.

Didier Quentin - Les républicains 

Après un premier tour serré (23,78%) face au candidat Modem Gérard Potennec (20,99%), Didier Quentin (LR) a finalement été réélu pour la cinquième fois consécutive avec 54,89% des voix en Charente-Maritime.

Né à Royan en 1946, Didier Quentin est diplômé de Sciences Po en 1968 et de l’ENA en 1974 (promotion Simone Weil). Il débute sa carrière diplomatique au service de presse du ministère des Affaires étrangères, puis à la représentation permanente de la France auprès des Nations-unies à New-York. Après avoir travaillé au cabinet du ministre de la Culture et de la Communication Jean-Philippe Lecat, il devient conseiller diplomatique de Charles Pasqua, puis de Jacques Chirac et est nommé directeur général des relations internationales de la ville de Paris.

S’il a également été ministre plénipotentiaire, Secrétaire général de la mer auprès du Premier ministre, et Secrétaire national du RPR et de l’UMP,  Didier Quentin s’engage aussi au niveau local. Il devient conseiller municipal de Royan en 1986, conseiller régional du Poitou-Charentes en 1989 puis vice-président du conseil régional. En 1993, il est suppléant du député Jean-Noël de Lipkowski avant d’être lui-même élu député de la 5e circonscription de la Charente-Maritime en 1997, 2002, 2007, 2012 et 2017. Il est également maire de Royan depuis 2008.

Deux présidents des groupes parlementaires sont des Sciences Po

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Législatives - Ces Sciences Po députés pour la première fois

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