Prix Renaudot 2017 : Quatre Sciences Po en lice en première sélection

Prix Renaudot 2017 : Quatre Sciences Po en lice en première sélection

Comme chaque année l’arrivée de l’automne marque aussi le retour du Prix Renaudot, qui récompense un roman ou un récit au style nouveau. Cette année encore, quatre Sciences Po sont nommés dans la première sélection du jury. Revenons ensemble sur leurs parcours :

Justine Augier, promo 2001

 Photo @ Francesca Mantovani

Photo @ Francesca Mantovani

Née à Paris en 1978, Justine Augier s’engage dans l’humanitaire dès sa sortie de Sciences Po en 2001. D’abord directrice du département suivi des projets pour l’association ACTED en Afghanistan elle s’installe à Kaboul, puis décide de vivre à Jérusalem, où elle écrit son premier livre Son Absence, suivi de deux autres : En règle avec la nuit, pour lequel elle reçoit le prix Fénéon en 2011, puis Jérusalem. Elle devient experte associée à l’UNDPC et part s’installer à New York, où elle vit depuis 2013. Elle est l’auteure de trois autres livres depuis : La Vie étonnante d’Ellis Spencer, les Idées noires, et De l’ardeur. Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne, en compétition pour le Renaudot 2017.

Son livre : De l’Ardeur. Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne

 De l'Ardeur. Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne par Justine Augier

De l'Ardeur. Histoire de Razan Zaitouneh, avocate syrienne par Justine Augier

Razan Zaitouneh est une avocate syrienne et militante des droits de l’Homme. Le 9 décembre 2013 elle est enlevée par un groupe islamiste dans la ville de Douma, où elle soutenait les insurgés contre les forces armées de Bachar Al-Assad. Elle est portée disparue depuis. Dans son livre, Justine Augier revient sur son parcours, sur tout le travail effectué par la militante auprès des familles victimes du régime syrien, sur ses années de lutte, de combats tout en mettant en lumière le fonctionnement d’un système politique oppressif.

Pauline Dreyfus, promo 1991

 Photo @Jean-François Paga

Photo @Jean-François Paga

Née à Paris en 1969, elle se tourne vers la littérature dès sa sortie de Sciences Po en 1991. Douze ans plus tard elle publie son premier livre : Le Père et l’enfant se portent bien. Fille de l’avocat et sénateur-maire Tony Dreyfus, et petite-fille de l’écrivain journaliste Alfred Fabre-Luce, il semble naturel que pour son deuxième livre elle se soit concentrée sur une figure politique française : Robert Badinter, dans une biographie publiée en 2009 sous le titre Robert Badinter, l’épreuve de la justice. Elle publie en 2012 son troisième livre Immortel, enfin, pour lequel elle est récompensée du prix des Deux Magots, décerné pour la première fois à l’unanimité du jury. Finaliste du prix Goncourt en 2014 pour Ce sont des choses qui arrivent, elle est cette année en lice au prix Renaudot pour Le Déjeuner des barricades.

 

Son livre : Le Déjeuner des barricades

 Le Déjeuner des barricades par Pauline Dreyfus

Le Déjeuner des barricades par Pauline Dreyfus

Le 22 mai 68, alors que les étudiants parisiens se révoltent, le lauréat du Prix Roger-Nimier, un certain Patrick Modiano, jeune romancier inconnu de 22 ans, doit atteindre l’Hôtel Meurice, pour recevoir son prix.  Dans cette satire des vanités parisiennes, Pauline Dreyfus, nous raconte une folle journée, durant laquelle les personnages tantôt drôles, tantôt tragiques, nous permettent de revenir sur un évènement largement disséqué et analysé avec un prisme nouveau : celui de l’élite intellectuelle et artistique parisienne, réunie pour cet évènement annuel.

Leïla Slimani, promo 2004

 Photo ©LAURENT BENHAMOU/SIPA

Photo ©LAURENT BENHAMOU/SIPA

Née à Rabat en 1981, elle s’installe à Paris 1999 afin de faire sa classe préparatoire littéraire au sein du lycée Fénélon, puis elle intègre Sciences Po, dont elle sort diplômée en 2004. Après s’être essayée au métier de comédienne, en participant au Cours Florent, elle décide de faire le master MS Média à l’ESCP Europe. Diplômée en 2008, elle devient journaliste pour le magazine Jeune Afrique, dont elle démissionne en 2012 afin de se consacrer à sa carrière littéraire. L’année d’après elle publie son premier livre : La Baie de Dakhla : itinérance enchantée entre mer et désert. Mais c’est avec son second ouvrage Dans le jardin de l’ogre, publié en 2014, qu’elle est remarquée par la critique. Ce roman, est suivi en 2016 par Chanson Douce, grâce auquel elle obtient le prix Goncourt en 2016. Elle est cette année en en compétition pour le prix Renaudot avec son essai Sexe et mensonge : la vie sexuelle au Maroc.

Son livre : Sexe et mensonge, la vie sexuelle au Maroc

 Sexe et mensonge, la vie sexuelle au Maroc par Leïla Slimani

Sexe et mensonge, la vie sexuelle au Maroc par Leïla Slimani

Dans cet essai Leïla Slimani met en lumière un sujet qui reste tabou dans une société qui lutte entre conservatisme et volonté de modernité : le sexe. Au travers de 15 témoignages de femmes (et d'un homme) de tous horizons, elle explore les questions des droits, des envies, des tabous et des contradictions d’une société qui, malgré ses tentatives de changement, reste une société patriarcale et machiste, utilisant le religieux comme outil de contrôle social.

Jean-René Van der Plaetsen, promo 1988

 © Photo François Bouchon

© Photo François Bouchon

Jean-René Van der Plaetsen est né à Lubumbashi, en République Démocratique du Congo, en 1962. Avant d’être journaliste, il s’engage dans l’armée, puis devient Casque bleu au Liban. A son retour, il reprend ses études et entre à la rédaction du Figaro juste après avoir été diplômé de Sciences Po en 1988. Passé par de nombreux services du magazine : le Figaro littéraire, le service culturel, le service politique, il devient directeur délégué de la rédaction du Figaro Magazine en 2008, poste qu’il occupe jusqu’à aujourd’hui. Il publie en 2017 son premier livre La Nostalgie de l’Honneur, pour lequel il est nommé au prix Renaudot.

Son livre : La Nostalgie de l’Honneur

 La Nostalgie de l'honneur par Jean-René Van der Plaetsen

La Nostalgie de l'honneur par Jean-René Van der Plaetsen

Dans cet essai Jean-René Van der Plaetsen, revient sur plusieurs figures de courage et d’honneur qui ont marqué le siècle dernier, et notamment sur la vie de son grand-père maternel Jean Crépin, général d’armée, gaulliste de la première heure, qui a passé sa vie au combat pour protéger son pays. Ces figures sont censées inspirer notre société à avoir plus d’audace et de panache, mais aussi à ce que nous bravions le cynisme et le scepticisme qui touchent une grande partie des esprits aujourd’hui et à forcer notre époque à retrouver son sens « de l’honneur perdu ».

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