Élections européennes - Les Sciences Po candidats

Élections européennes - Les Sciences Po candidats

De nombreux Sciences Po sont présents sur les listes des élections européennes 2019. Émile vous propose de découvrir le parcours, professionnel et politique, de cinq d'entre eux.  

Par Anaïs Richard et Justine Le Rousseau

Manon Aubry

Manon Aubry

Manon Aubry (promo 13)

Tête de liste de LFI

Diplômée en affaires internationales et droits de l’homme à Sciences Po, Manon Aubry y a présidé la section locale de l'UNEF en 2009. À sa sortie de l’école, elle entame une carrière dans l’humanitaire en rejoignant Médecins du monde au Liberia. Elle intègre ensuite l’ONG The Carter Center, résidant alors pendant deux ans en république démocratique du Congo. Elle y travaille notamment sur les problématiques liées aux violations des droits humains. En 2014, Manon Aubry devient responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités pour Oxfam France, poste qu’elle occupe jusqu'en décembre 2018. À cette date, elle est désignée par le comité électoral de La France Insoumise comme tête de liste du mouvement pour les élections européennes. N’ayant jamais milité ou adhéré à un parti, elle rejoint LFI à cette occasion. Dans la biographie présente sur le site de son parti, elle explique vouloir « prolonger son engagement, avec le souhait de pouvoir accéder à un rôle différent qui complète celui, essentiel, de la société civile ».


Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan (promo 82)

Tête de liste de Debout la France

Après sa formation à Sciences Po puis à l'ENA (promotion Liberté-Égalité-Fraternité), Nicolas Dupont-Aignan fait ses armes dans divers cabinets ministériels de 1990 à 1994, avant d’être élu maire RPR de Yerres en 1995. Il s'implante alors dans l’Essonne, département dont il est député depuis 1997. Deux ans plus tard, il fonde le groupe Debout La République au sein du RPR, qu’il quitte, avant de rejoindre l’UMP pendant ses premières années. Il appelle à voter “non” lors du référendum du 29 mai 2005, puis claque la porte du parti majoritaire en 2007, faisant de Debout La République - rebaptisé Debout la France en 2014 - une force politique à part entière. Candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen au second tour contre Emmanuel Macron. Après les législatives de 2017, il annonce sur France Info ne souhaiter faire alliance qu'« avec une partie du FN, sans les défauts et les excès du FN ». Il refuse de faire une liste commune avec le parti d'extrême-droite dans le cadre des élections européennes de 2019 et entend remplacer l’Europe actuelle par « l'Europe de nations libres qui coopèrent projet par projet ».


Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann (promo 04)

Tête de liste du PS

L’essayiste Raphaël Glucksmann mène la liste rassemblant le Parti socialiste (PS), Place Publique (PP), et Nouvelle Donne pour les élections européennes.

Depuis sa sortie de Sciences Po en 2004, Raphaël Glucksmann a endossé de nombreuses casquettes : co-gérant d’une agence de publicité, auteur d’essais, chroniqueur dans l’émission « Le Grand face-à-face » de France Inter ou encore directeur de la rédaction du Nouveau Magazine Littéraire de 2017 à 2018.

En décembre 2018, il fonde Place Publique (PP), un parti politique français qui entend « agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique ». Souhaitant unifier l’ensemble de la gauche en vue des élections européennes, il échoue à rassembler Europe Écologie les Verts, Génération-s et le Parti socialiste (PS) sous une même étiquette. Il prend finalement la tête de la liste socialiste en mars 2019. « Je me sens l’héritier du PS », affirme-t-il à France Bleu, souhaitant « la renaissance d’une gauche qui soit une alternative sociale et écologique au kidnapping de la politique française, opéré par les libéraux et les nationalistes ».


Nathalie Loiseau

Nathalie Loiseau

Nathalie Loiseau (promo 87)

Tête de liste de LREM

Diplomate de métier, Nathalie Loiseau passe le concours du Quai d’Orsay après avoir étudié à Sciences Po et à l’Inalco. Elle est notamment secrétaire d’ambassade en Indonésie, au Sénégal et au Maroc, avant de devenir chef du service de presse et porte-parole à l’ambassade française de Washington de 2002 à 2007. Elle est ensuite nommée sous-directrice de l'Afrique du Nord au Quai d'Orsay, puis directrice adjointe de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. En 2009, elle devient directrice des ressources humaines au ministère des Affaires étrangères et européennes. Elle se voit ensuite confier la fonction de directrice générale de l'administration par Alain Juppé, au sein du même ministère. En 2012, elle est nommée directrice de l’ENA, poste qu’elle occupe jusqu’en 2017. Edouard Philippe la nomme alors ministre chargée des Affaires européennes au sein de son deuxième gouvernement. Le 26 mars 2019, elle annonce sa démission pour conduire la liste La République en marche aux élections européennes. Lors du grand débat de l’Émission politique, elle affirme vouloir « une Europe qui protège, une Europe qui se fait respecter ».


David Vaillant

David Vaillant

David Vaillant (promo 06)

Colistier de LREM

Cadre dans le privé après un riche parcours universitaire, David Vaillant est impliqué de longue date dans le secteur associatif. Son enfance passée dans le XXème le marque profondément : poursuivre sa scolarité dans un collège ZEP le rend en effet « très sensible à l’égalité des chances, particulièrement dans l’éducation ». En 2004, il s’investit dans la mise en place des conventions CEP à Sciences Po en apportant son aide aux lycées partenaires. Deux ans plus tard, il fonde l’association Actenses, qui vise à accompagner les lycéens dans leur orientation. Les élections européennes sont pour lui l’occasion de s’engager politiquement au sein de la liste Renaissance, son parcours associatif l’ayant « ancré assez naturellement dans En Marche, qui a une dimension citoyenne assez forte ». L’Europe est pour lui « un horizon naturel, le lieu où se traitent les grands problèmes actuels, tant écologiques qu’économiques ». Dans le cadre du scrutin européen, il entend défendre un programme basé sur trois piliers : solidarité, ambition et protection. ●

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