La sélection des livres de l'été 2026

La sélection des livres de l'été 2026

Avant de partir en vacances d’été, la rédaction d’Émile vous propose une douzaine d’ouvrages, écrits par des Alumni de Sciences Po, à glisser dans votre valise. BD, romans, essais, enquêtes historiques… de quoi se cultiver perché sur un hamac, allongé sur la plage ou assis dans le train.

Par Charlotte Martin et Charles Ottavi


Des BD pour Buller à la plage


9 secondes : la civilisation du poisson rouge

Dans cette adaptation en BD de l’essai best-seller de Bruno Patino, le diagnostic posé sur notre ère du numérique gagne en immédiateté graphique. On y retrouve la thèse défendue il y a sept ans déjà par le président d’ARTE France – et qui n’a rien perdu de sa pertinence – sous les traits de Bruno, père de famille attachant complètement accro à son portable, dans lequel tout un chacun pourra aisément  se reconnaître.

La chronique familiale, pleine d’humour et accessible, n’occulte pas pour autant le constat implacable et alarmant d’un âge numérique où les êtres humains, happés par les écrans, dépendants des notifications et prisonniers de l’économie de l’attention, seraient devenus semblables à des poissons rouges, condamnés à tourner dans le bocal hyperconnecté des sollicitations permanentes. La critique du capitalisme attentionnel y est patente, de même que la dénonciation de ses effets délétères sur la psychée humaine à l’instar de la fragmentation de la pensée, la perte de concentration ou encore la difficulté croissante à habiter pleinement le présent.

Plus qu’un simple réquisitoire contre les écrans, cette BD documentaire relève un défi de taille : être le livre qui va nous faire décrocher des écrans.

Les auteurs

Bruno Patino (promo 86) est président d’ARTE France et ancien directeur de l’École de journalisme de Sciences Po. Il a notamment publié, en 2022, Tempête dans le bocal : la nouvelle civilisation du poisson rouge.

Morgan Navarro est illustrateur et auteur de bande dessinée. Il a notamment publié Flipper le flippé, Ma Vie de réac et Stop work - Les Joies de l'entreprise moderne.

9 secondes, la civilisation du poisson rouge. Petit traité sur le marché de l’attention, Bruno Patino, Morgan Navarro, Editions Dupuis, 144 p., 19.90 €.


Les Voyageurs de la porte dorée. Une histoire française des migrations

Dans cette bande dessinée aussi ludique qu’instructive, Flore Talamon et Bruno Loth retracent tout un pan de l’histoire française des migrations.

L’autrice et le dessinateur transforment le Palais de la Porte Dorée — joyau parisien de l’Art déco, qui accueille aujourd’hui le Musée national de l’histoire de l’immigration — en un parcours initiatique. C’est ainsi que deux jeunes adolescents, Anna et Idriss, en visite scolaire, se retrouvent enfermés malgré eux dans la réserve du musée. Selon un procédé qui n’est pas sans rappeler celui du conte musical Le Soldat rose (2006) ou du film La Nuit au musée (2007), voilà que les objets s’animent soudain et se mettent à raconter l’histoire de leurs propriétaires.

Conçu en partenariat avec le Musée national de l’histoire de l’immigration, l’album retrace ainsi neuf trajectoires d’exil comme autant de récits singuliers qui éclairent des périodes clés de l’histoire française des migrations. De l’Angleterre de 1789 à l’Algérie de 1951, en passant par l’Italie de 1891 et l’Indochine de 1915, le lecteur découvre ces petites histoires qui donnent chair à la « grande Histoire », la rendent plus sensible, plus accessible, et profondément incarnée.

En parallèle, le récit suit l’évolution d’Anna et d’Idriss, dont le regard se transforme au fil de leur immersion dans ces parcours de vie. Leurs interrogations — sur l’exil, l’identité, l’accueil ou encore l’appartenance — font écho à des enjeux résolument contemporains, conférant à l’ensemble une portée à la fois narrative et pédagogique.

Les auteurs

Flore Talamon (promo 87) est autrice et scénariste de BD. Passionnée d’histoire, elle s’intéresse particulièrement, à travers ses œuvres – du roman jeunesse au roman graphique –, à la question de l’exil, aux ruptures et aux quêtes qu’elle suscite. Son travail s’articule autour de sujets historiques et sociétaux.

Bruno Loth est dessinateur et auteur de bande dessinée. Il a notamment travaillé sur des ouvrages de fiction ayant pour cadre d’action des événements ayant marqué l’histoire, comme la Guerre d’Espagne, la Makhnovtchina ou encore la Seconde Guerre mondiale. Il fonde, en 2005, sa propre maison d’édition : Libre d’images.                                                                                                                                                                                     
Les Voyageurs de la porte dorée : Une histoire française des migrations, Delcourt, Flore Talamon, Bruno Loth. 144 pages, 19.50€


De bonne foi

Octobre 1979. Judith Chevalier, jeune étudiante en droit qui aspire à devenir avocate, s’isole dans sa maison de famille, située au fin fond du Finistère Nord, pour y réviser ses partiels. Son séjour studieux sera interrompu par l’arrivée de Raymond Treillas, fugitif anarchiste recherché pour un braquage qui a mal tourné et fait deux morts. 

Tous les ingrédients d’un thriller psychologique sont réunis pour un récit haletant, bien mené et à la narration intelligente qui interroge les notions de justice et d’inégalités sociales. Recluse face à un homme dont la voie judiciaire est probalement l’échafaud, la jeune Judith fait face à un dilemne, d’une actualité encore fraiche. Loin d’être manichéen, ce polar noir saura ravir les amateurs de Joyce Carol Oates, Alfred Hitchcock et José Muñoz.

L’autrice

Diplômée de l’Ecole de Management et de l’Innovation de Sciences Po (promo 18), Marguerite Boutrolle s’est tourné après ses études vers le dessin en devenant scénariste et dessinatrice de bande-dessinée. Autrice du remarqué Fraîche (La Boîte à Bulles, 2022) et La Part des Lâches (Rivages, 2024), elle signe sa troisième bande dessinée chez Dargaud en 2026.

De bonne foi, Marguerite Boutrolle, Dargaud, 240 pages, 26 euros


Pour une évasion romanesque


Renverser la nuit

Dans ce récit intime qui puise sa source dans une histoire vraie, l’autrice s’adresse directement au meurtrier imaginé de son oncle, disparu tragiquement à l’âge de 26 ans en 1978. La figure de Bruno Ayrès, occultée par ses proches, reprend consistance sous la plume tout en délicatesse et pudeur de sa nièce, née quelques mois seulement après sa mort. Une forme de renaissance littéraire à rebours du silence assourdissant que sa mort a laissé planer au sein de la famille.

En parallèle, Laetitia Ayrès dresse le portrait du second protagoniste de cette nuit tragique de mars 1978, le chauffard qui a percuté Bruno de plein fouet place de la Concorde avant de prendre la fuite. Sans chercher à l’accabler ni à le disculper, le récit tout en nuance explore avec subtilité la complexité humaine, entre responsabilité, hasard et cheminement intérieur.

L’autrice

Après son diplôme de Sciences Po, Laetitia Ayrès (promo 00) est devenue chanteuse et comédienne où elle interprète des rôles issus de répertoires variés. Son premier roman Matriochka a été publié chez Michel Lafon en 2021.

Renverser la nuit, Editions Le Soir, 192 pages, 17.95 euros


Mal Lunée

Premier roman de Jules Fournier, Mal lunée propose une plongée saisissante dans les coulisses des réseaux sociaux à travers le parcours de Luna, une adolescente endeuillée qui trouve refuge dans la littérature avant de devenir une influenceuse suivie par des centaines de milliers d’abonnés.

L’auteur, qui a lui-même travaillé pendant des années avec des influenceurs chez YouTube, montre avec une grande lucidité comment la quête de visibilité peut progressivement transformer une passion sincère en produit de consommation. Le roman explore les mécanismes de l’algorithme, la pression constante de la performance et la frontière de plus en plus floue entre vie privée et vie publique.

La force de Mal Lunée réside dans son personnage principal, à la fois vulnérable et attachant. Luna incarne les contradictions d’une génération hyperconnectée, tiraillée entre le besoin de reconnaissance et le désir de préserver son authenticité. L’écriture de Jules Fournier, parfois dense mais souvent percutante, donne au récit une dimension à la fois intime et critique.

Au-delà de son sujet contemporain, le roman interroge notre rapport collectif à l’attention, à la célébrité et au regard des autres. Une œuvre actuelle et pertinente qui dépasse la simple critique des influenceurs pour offrir une réflexion nuancée sur les dérives du numérique et le prix de la notoriété.

L’auteur

Diplômé du double diplôme Sciences Po-HEC, Jules Fournier (promo 15) a travaillé auprès de créateurs de contenus chez Youtube avant de rejoindre l’équipe de stratégie de Google à San Francisco, puis d’être recruté chez Netflix à Los Angeles. Il publie, avec Mal Lunée, son premier roman.

Mal Lunée, Actes Sud, Jules Fournier, 256 pages, 20 euros


L’héritage de Soledad

Autre premier roman : celui d’Elsa Olaïzola nous emmène sillonner l’Ouest américain. Emiliano découvre à la veille de ses 18 ans que sa mère lui a toujours menti sur son identité. Débute alors une quête sous forme de road-trip mémoriel.

Le jeune homme, accompagné de son ami Toby, décide de partir sur les traces de Soledad, la plus grande guérillera du Mexique, avec dans ses bagages un carnet rempli de cartes, d’articles de journaux, de photos et de bribes de récit. Et des questions plein la tête : Quels liens unissent sa mère à Soledad ? Pourquoi a-t-elle menti et fui toute sa vie ?

Dans ce roman, Elsa Olaizola explore toute la thématique des mouvances anti-impérialistes sud-américaines des années 70, mêlant avec une narration alliant délicatesse et mélancolie les trajectoires intimes pour éclairer la grande Histoire. Ce récit est également une belle méditation sur la notion d’héritage à la fois direct et indirect, sur les dialogues souterrains entre passé, présent et futur.

L’autrice

Après une carrière pendant plusieurs années dans le domaine des droits humains, Elsa Olaïzola (promo 14) a rejoint RFI en 2018 et publie avec L’héritage de Soledad son premier roman.

L’héritage de Soledad, JC Lattès, 304 pages, 20.90 euros


Mœdium

Mettez votre rationalité de côté pour une plongée dans le monde de la voyance. Avec tendresse et humour, Renée Zachariou nous entraîne aux confins du fantastique pour aborder des sujets aussi intimes que la mort d’un parent et l’épreuve du deuil.

Le mystère, le divin et l’irrationnel ne sont jamais loin, au grand damn du personnage principal.Toute l’ironie tient en effet dans le scénario originel : une jeune data scientist, tout ce qu’il y a de plus terre-à-terre, est contrainte de reprendre l’agence de médium de sa mère décédée.

L’autrice esquisse avec poésie les méandres de la mémoire et les labyrinthes des souvenirs qui entraînent le lecteur toujours plus loin dans un tourbillon envoûtant où se mêlent magie et émotion.

L’autrice

Renée Zachariou (promo 16), plume en freelance, aime les histoires bizarres. En lire, sous la forme de mythes grecs oubliés ou de mangas d’horreur. Mais aussi en écrire, pour suivre des héroïnes décalées et des amitiés improbables. Elle est obsédée par les souvenirs que l’on oublie, les dents qui claquent, et les effets de la technologie sur notre psyché.

Moedium, Renée Zachariou, Mnémos, 208 pages, 18 euros


ALLER SIMPLE POUR UN VOYAGE DANS LE TEMPS


Les grandes évasions de l’histoire

Jamais un ouvrage pour s’évader durant l’été n’aura porté aussi bien son nom ! Philippe Valode retrace 32 récits captivants d’évasions historiques allant de la tentative mythologique d'Orphée aux Enfers pour libérer Eurydice à celle réussie de Nadine et Michel Vaujour à la prison de la Santé en hélicoptère en 1986…

Qu’elle soit menée par de grands personnages historiques comme Charles de Gaulle lors de sa captivité durant la Première Guerre mondiale ou par des personnalités méconnues comme le déporté juif Alfred Wetzler du camp d’extermination d’Auschwitz, l’évasion comporte de multiples modes opératoires, dont l’auteur restitue avec brio les différentes préparations minutieuses.

À l’issue parfois tragique, souvent rocambolesque, jamais dénuée de courage, elle est une quête de liberté par-dessus tout, par delà les siècles et les hommes qui en ont fait usage. Un livre à consommer sans modération et qui ne manque pas de nous rappeler que le meilleur moyen de réussir son évasion est peut-être de ne pas se retrouver derrière les barreaux en premier lieu.

L’auteur

Philippe Valode (promo 68) commence sa carrière dans la finance, avant de s’orienter vers le monde de la presse. Il dirige ensuite plusieurs maisons d’édition, fonde la revue Actualités de l’Histoire et se consacre désormais à l’écriture de livres historiques, en particulier sur la période 1940-1945 et sur l’Égypte antique. Il est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages dont Hitler et les sociétés secrètes (éditions Nouveau Monde, 2019) ou encore Le livre noir de la collaboration (Editions Acropole, 2013).

Les grandes évasions de l’histoire, Philippe Valode, Editions de L’Opportun, 408 p., 22.90 euros


La famille Abeberry, un histoire basque

L’auteur nous embarque dans un captivant voyage dans l’histoire d’un territoire – le Pays Basque – en faisant le récit de son histoire familiale, les Abeberry.

Grande fresque romanesque dans laquelle se mêle à la fois la mémoire et l’imaginaire, l’intime et la grande Histoire, ce livre retrace, de génération en génération, l’histoire d’une terre et d’un peuple : du rôle central des femmes dans le foyer traditionnel de « l’etxe » (maison), au combat pour la langue basque en passant par l’émergence de l’ETA et les exodes vers l’Argentine…

Par l’intensité des trajectoires humaines et par l’engagement culturel, ce livre fait respirer, page après page, l’âme de toute une terre, et sonne comme un bel hommage au Pays Basque.

L’auteur

Alan Abeberry (promo 96) est consultant en entreprise sur les enjeux d’économie verte.

La famille Abeberry, une histoire basque, Alan Abeberry, Atlantica, 336 pages, 28 euros


Trois facettes de Voltaire. L’historien, l’homme de théâtre et l’ami des femmes de talent

François Leblond propose dans cet ouvrage une approche tripartite d’un grand penseur des Lumières, Voltaire, dont la figure reste encore souvent entachée de clichés et d’idées reçues dans la doxa populaire. Mettant délibérément de côté les œuvres philosophiques et romancières du personnage, l’auteur nous l’introduit en premier lieu en tant qu’historien, facette souvent méconnue du grand public.

Dans un second temps, Voltaire est présenté revêtu de son costume d’homme de théâtre, auteur aussi bien de tragédies sans succès que de véritables chefs d'œuvre joués sur la scène de la Comédie du Roi, à l’instar des pièces Zaïre ou Mahomet le Prophète.

Enfin, on découvre un Voltaire ami des femmes de talent de son temps, actrices en premier lieu, mais également et plus généralement toutes les représentantes de la société cultivée de l’époque, de la duchesse du Maine à l’impératrice de Russie Catherine II en passant par la scientifique Emilie du Chatelet.

L’auteur

François Leblond (promo 60) est préfet de région honoraire. Il est l'arrière petit neveu du fondateur de Sciences Po, Émile Boutmy. Il a, avec son fils Renaud, rédigé une biographie de celui-ci. En travaillant sur la vie et les travaux de cet homme, il a mis en valeur des personnalités exceptionnelles qui ont donné à Sciences Po une place essentielle dans le mouvement des idées sociales à la veille de la Guerre de 1914. Il a, depuis, poursuivi son travail de mise en avant de personnalités parfois oubliées.

Trois facettes de Voltaire. L’historien, l’homme de théâtre et l’ami des femmes de talent, François Leblond, Librinova, 481 pages, 24.90 euros


Le quintette de Montauban. 1942, la vie de la Joconde et d’une fillette entre goupillon, képi et croix de Lorraine

Ce roman historique entrelace, sur fonds de la France occupée, les destins de Monseigneur Théas, figure de résistance morale, d'Hélène, petite fille juive réfugiée d’origine polonaise, et celui d’André Chamson, conservateur au Louvre en charge de la protection de la Joconde. Se jouant à Montauban, zone grise de l’Occupation, le récit fait dialoguer mémoire de la Shoah, histoire de l’art et courage discret des Justes, connus ou méconnus. 

Reposant sur une documentation approfondie, l’ouvrage revêt par moments davantage l’habillage d’une fresque mémorielle que d’un pur roman d’intrigue. Mais cette densité fait aussi sa force : l’auteur s’attache à souligner que le sauvetage d’une œuvre, d’une enfant ou d’une conscience relève d’un même geste de résistance face à l’effondrement moral de ces temps troublés.

L’auteur

Charles Berkovits (promo 86) est philosophe et ancien élève de Sciences Po. Passionné d’histoire, il fut aussi un jeune juré littéraire. Sa carrière l’a mené dans un univers financier où il eut l’occasion de créer une banque. Le quintette de Montauban est son premier ouvrage publié.

Le quintette de Montauban : 1942, la vie de la Joconde et d’une fillette entre goupillon, képi et croix de Lorraine, Charles Berkovits, Les Impliqués, 220 pages, 20 euros


Nourrir l’esprit entre deux baignades


La durée de l’éphémère

Essai passionnant, mêlant à la fois les disciplines de la philosophie, de la sociologie et de l’histoire de l’art, La durée de l’éphémère explore la culture de la création urbaine et murale. Quentin Gassiat retrace et analyse les différents mouvements artistiques qui l’ont composé, du graffiti au street art. 

Fondé sur dix ans d’entretiens avec des artistes emblématiques de la scène urbaine, l’ouvrage étudie ce phénomène à la fois artistique et social. Interrogeant, de manière documentée et vivante, la portée esthétique et mémorielle de cet art ayant pris corps sur les murs de nos villes, ce livre s’impose comme un texte de référence à tous les passionnés et néophytes de culture urbaine.

L’auteur

Diplômé de Science Po (promo 15), Quentin Gassiat travaille depuis dix ans dans le secteur de l’audiovisuel, et est aujourd’hui responsable stratégie des contenus streaming de M6+. Parallèlement, c'est un véritable passionné d’art urbain qui part à la rencontre des street artistes de tous horizons pour réaliser des entretiens fleuves sur leur démarche et leur pratique. Il a notamment publié en 2022 Que reste-t-il de nos révolutions ?, remarquable essai sur la trajectoire de l’artiste Banksy, aux éditions Forgotten Dreams dont il est le fondateur.

La durée de l’éphémère, Forgotten Dreams, Quentin Gassiat, 160 pages, 19 euros


Paysage de neige monolithes

Vent de fraicheur poétique en vue ! Pour s’évader de cet été caniculaire, rien de mieux qu’un recueil faisant l’éloge de la neige… Les éditions Unicité viennent de publier cet ouvrage qui réunit des poèmes écrits par Nicolas Grenier, à Paris, entre 1997 et 1998, après son retour de l'université Humboldt à Berlin, qui ont été diffusés dans une vingtaine de revues poétiques et littéraires aux quatre coins du monde, des États-Unis à la Nouvelle-Zélande.

Alternant entre un style moderne et plus classique, permettant de contenter les amateurs des deux bords, la plume de Nicolas Grenier exprime une véritable originalité tant dans la forme que dans le fond.

Le poète s’exprime ici nimbé dans une solitude face à la nature tout en prenant soin de ne pas tomber dans le topos romantique d’une exaltation sentimentale et sublime face aux éléments. Au contraire, c’est un instant de méditation, d’exil intérieur, d’une pause face au paysage, hors du monde du vacarme et du bruit du monde, qu’il nous offre, par ses vers et ses mots.

L’auteur

Diplômé de Sciences Po (promo 03), Nicolas Grenier est un poète français, dont les écrits ont été publiés dans des revues françaises, européennes et internationales.

Paysage de neige monolithes, Editions Unicité, Nicolas Grenier, 186 pages, 16 euros



Grand écrit - François Sureau : "L’Or du temps"

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